Le développement durable, une obligation plus qu’une nécessité

Publié le 30 juillet 2022 à 09:07

Je souris en parcourant les innombrables actualités de ces derniers jours et de ces dernières semaines, comme si l’été avait supprimé l’urgence climatique et les dégâts irrémédiables que l’activité humaine inflige à notre planète.

Eric. 30/07/2022

Chaque jour, tout au long de l’année, on nous présente l’urgence climatique et la transition écologique comme des évidences. Cela m’interroge, et je m’en suis déjà ouvert notamment concernant les zoos, en évoquant celui d’Amnéville. Pourtant, en cette période estivale, je suis surpris de constater que tout semble oublier pour permettre à chacun de se concentrer sur « l’essentiel » : les vacances. Il ne s’agit pas de culpabiliser qui que ce soit, mais quand même. Alors que les juilletistes découvraient les plages de sable fin, l’Ipbes (plateforme Intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) a publié un rapport (08 juillet) consacré à l’évaluation de l’utilisation des espèces sauvages.

10 millions d’espèces sauvages surexploités

Les scientifiques estiment entre 8 et 10 millions d’espèces (animales et végétales) sauvages. L’utilisation de ces espèces est énorme et prend de multiples formes. Par exemple, 2/3 du bois utilisé dans nos industries provient d’espèces sauvages. On estime ainsi que 12 % des espèces d’arbres sauvages sont menacés par l’exploitation non durable. Il en va de même pour les espèces animales et d’autres formes végétales. Et ne pas tenir compte de l’avenir met en danger la planète entière.

70 % des populations démunies directement liés à ces espèces sauvages

Quand on parle de développement durable, on se cache derrière des notions, qui ont perdu tout leur sens. Ainsi, le rapport évoqué ci-dessus souligne que 70 % de la population mondiale en situation de pauvreté dépend, pour sa survie, de ces espèces sauvages. Il apparait donc obligatoire de devoir changer les choses en favorisant (imposant ?) les pratiques durables et respectueuses.

 

On pourrait croire la situation claire et le chemin tout tracé. Mais tout n’est pas aussi simple. A travers le monde, de nombreux territoires ont été aménagés pour permettre aux visiteurs d’observer cette nature (qui est, à ce titre, exploitée ou même surexploitée). Chaque année, ces territoires attirent 8 milliards de visiteurs et génèrent 591.35 milliards d’euros de revenus. Ces revenus pourraient être exclusivement consacrés à ces objectifs d’intérêt général. Il n’en est rien.

Et vous, le développement durable ? l’exploitation des ressources naturelles ? Cela vous inspire quoi ?


Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.