Renouée du Japon : Une plante d’ornement devenue fléau écologique

Publié le 28 mai 2026 à 17:00

Les balades en nature apaisent et inspirent. En vélo ou à pied, il suffit d’ouvrir les yeux pour s’émerveiller, rêver et s’interroger. Ainsi en est-il de la Renouée du Japon.

Eric. 28/05/2026

Les promenades en nature offrent, en général, la possibilité de découvrir de multiples paysages. Seulement, depuis quelques années, si comme moi, vous fréquentez les bords de Saône mais aussi de l’Azergues, vous regretterez cette absence de diversité.

La Renouée du Japon envahit peu à peu tous ces abords, créant parfois une véritable « forêt ».

Le long de l'Azergues, la Renouée s'étend un peu plus chaque jour

Une impression d’étouffement qui interroge. Cette plante envahissante, qui est classée parmi les 10 espèces envahissantes les plus problématiques, peut atteindre 4 mètres de haut. Ses larges feuilles captent la lumière du soleil, empêchant la croissance de toutes les autres plantes.   

Parfois, la Renouée dépasse les 3 mètres de hauteur

 Les autorités se sont rendu compte de ce fléau qu’est cette espèce invasive, et de l’interdiction pure et simple aux guides méthodologiques pour l’éradication de cette plante, importée au XIXème en Europe.

D’autant plus que quelques centimètres de rhizome (les racines de la plante) peuvent entraîner la colonisation de nouveaux territoires. Aussi, les autorités publiques ont-elles multiplié les appels à la prudence. En cas d’arrachage, il faut non seulement renouveler l’opération (4 à 5 fauchages par an) sur plusieurs années pour épuiser la plante, mais aussi s’assurer de ne pas permettre la dispersion avec une gestion des détritus stricte.

A Anse, La Renouée s'étend le long du barrage

Cela devient coûteux, chronophage tout en restant une entreprise complexe aux résultats incertains. Aussi, on ne peut blâmer personne, quand un fauchage est organisé pour permettre aux arbustes de se développer.

Le fauchage de la Renouée, une opération à bien anticiper ...

Seulement, lorsque les détritus sont laissés sur place, on peut légitimement penser, que la dispersion ne restera pas une menace hypothétique. Nul doute, que cette bonne volonté entraînera une progression de cette plante d’ornement, qui porte bien mal son nom.

Je n’ai aucune solution, même si plusieurs pistes semblent prometteuses en la matière.

 

Et vous, êtes-vous confronté à cette Renouée du Japon ou à une autre plante envahissante de ce genre ? Comment vous organisez-vous ?

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