Un commerce ferme, un village meurt… Et si on agissait ?

Publié le 29 juillet 2026 à 19:17

Nourrir un projet entrepreneurial en répondant à un intérêt d’ordre général, voilà une idée pleine de sens. Je vous l’explique.

Eric. 29/07/2026

La disparition des commerces, une fatalité ou un défi à relever ?

Je me promène souvent, et chaque visite de ville, chaque déambulation dans les rues d’un village me conduisent toujours au même constat : les commerces fermés et abandonnés sont de plus en plus nombreux. Le rapport sur la vacance commerciale en France, parue en Juin 2026 (Les rapports du Conseil National du Commerce) confirme ce que mes pérégrinations me laissaient déjà présager.

La vacance commerciale désigne, sous un terme poétique, la disparition des commerces, qui ferment les uns après les autres.  Sous ce terme trompeur se masquent des réalités bien différentes. Tel local peut être « non-exploité » pour des raisons conjoncturelles (les incendies de ces derniers jours en Gironde en sont un parfait exemple) ou structurelles (nombre trop important de boulangeries au regard de la baisse de la population, …) . Une vacance peut également occulter le processus de création d’un commerce, un processus qui peut être long. Toutefois, l’augmentation significative du taux de vacance commerciale en France représente bien un indicateur de cette désertification commerciale de nos campagnes mais aussi de nos villes.

Pour pallier cette disparition des commerces en France, il n’existe pas de recette miracle. En, revanche, les collectivités locales et les habitants de ces territoires doivent prendre les choses en main comme le confirment les auteurs du rapport : « Chaque territoire doit donc se concevoir un avenir autour des besoins futurs des habitants et usagers au sens large (…) »

La ruralité, un territoire déclaré commercialement désert ?

Plus grave encore, à mes yeux, plus de 6 communes sur 10 ne comptent plus un seul commerce de proximité. Les chiffres proviennent du gouvernement et justifient les efforts accordés pour apporter des solutions concrètes aux millions de Françaises et de Français concernés. Car, la disparition d’un commerce en zone rurale ne peut être comparée au même phénomène en centre-ville. Commerce de proximité signifie encore quelque chose dans ces territoires reculés et ne reflète pas, comme en ville, la désignation marketing de nouveaux points de vente, agencés et imaginés pour nous faire oublier le gigantisme des hypers et autres centres commerciaux.

Un tabac-presse, une boulangerie, une épicerie, … dans un village constitue souvent le seul point de contact pour des habitants isolés. L’absence de commerce les rend alors totalement dépendants des grandes métropoles voisines (quand elles existent) ou les contraint à se familiariser avec l’économie dématérialisée qu’est le Web. Pourtant, les besoins ne diffèrent pas tant que ça des citadins. Les ruraux aussi apprécieraient de pouvoir déposer ou retirer un colis dans un point-relais. Ils souhaiteraient également retrouver ces temps de partage avec le commerçant et/ou les autres clients. …

Enfin, un village sans commerce se retrouve condamné à un lent et inexorable déclin. Les passants ne s’arrêtent pas pour devenir visiteurs. Les candidats à un nouveau logement s’effraient de cette désertification. Les propriétaires de logements hésitent ou refusent d’engager des travaux lourds (mise au norme, …), doutant de la rentabilité d’une telle décision. Je pourrai multiplier les exemples. Le serpent se mort la queue, et les villages continuent leur lente agonie.

Des opportunités en sortant des sentiers battus !

Pourtant des solutions existent. D’un côté, des citoyens, dont nous faisons bien évidemment partie, aspire à une société plus juste, à des relations sociales plus valorisées, à un développement plus raisonnable et raisonné. Ils se heurtent aux difficultés quotidiennes : trouver un logement, un emploi, un cadre de vie, …

De l’autre, des villages rivalisent d’imagination et déploient d’innombrables efforts pour attirer un commerce, un professionnel de santé, une famille. Redynamiser un village ne s’effectue pas d’un claquement de doigts.

Des études sont faites, des rapports sont publiés, des mises en garde sont lancées aux décideurs publics, …sans que rien n’ait un réel impact. Il ne s’agit pas d’un problème de moyens ou tout du moins pas uniquement, mais principalement de bonne volonté et de bon sens.

Vous êtes acteur d’un territoire en souffrance, et vous souhaitez trouver une solution pérenne. Sachez, que nous sommes prêts à nous investir pour donner corps à cette ambition. Il suffit de commencer par en parler (eric.varin@ericredaction.fr)

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