Il faut sauver l’écriture et l’écrivain !

Publié le 28 septembre 2026 à 15:54

Aujourd’hui, écrire, j’entends l’écriture 100 % humaine, devient un véritable acte de résistance, nécessitant le soutien du plus grand nombre. Je vous explique pourquoi.

Eric. 28/09/2026

Alors que l’intelligence artificielle (IA) inonde la Toile et le Print avec l’industrialisation 2.0 de la création éditoriale, l’écriture humaine – je m’effraie à la seule nécessité de devoir le préciser – peine à résister. Une mise à mal – à regarder ailleurs, cela aboutira à une mise à mort – qui perdure dans une indifférence quasi-généralisée.

Passionné d’écriture depuis toujours, créateur d’Éric Rédaction en 2008, j’ai déjà dû adapter mon modèle économique, en acceptant notamment qu’une activité salariée – sans aucun lien avec la plume – supplée cet effondrement de mes revenus. Vase communicant oblige, cette baisse conséquente de mes recettes participe à l’augmentation de celles de ChatGPT et consorts. Je n’accepte cependant pas de poser plume et calame.

Écrire, un nouvel acte de résistance !

En visionnant Il faut sauver le soldat Ryan, nous sommes compatissants avec les efforts déployés pour venir en aide à un simple soldat, afin d’éviter la disparition de toute une fratrie. Pourquoi n’éprouvons-nous pas la même compassion devant les menaces imminentes pesant sur les créateurs en général et les écrivains en particulier ?

Les doubleurs pour le cinéma, les compositeurs pour l’industrie musicale, les photographes, les peintes, les écrivains, …, représentent autant de professions menacées par ces innovations, dont le rythme s’accélère encore et encore.

Les progrès enregistrés par la machine demeurent incontestables. Ainsi, alors que je raillais, il y a peu, la piètre qualité des textes vomis par les LLM, les plus prestigieux prix littéraires du monde avouent aujourd’hui leur incapacité à dissocier l’œuvre d’un écrivain de la création d’un algorithme.

Alors que l’IA se révèle désormais à l’origine de la majorité des textes publiés sur la Toile, de plus en plus de débats pointent l’authenticité (humaine) d’éditos, d’enquêtes journalistiques, d’articles ludiques ou informatifs, …

De crétin digital sommes-nous devenus ces c… modernes, qui laissent la créativité remplacée par l’analyse algorithmique, la poésie s’effacer derrière d’innombrables lignes de code, le rêve et l’espoir s’envoler pour laisser place à un futur piloté pat la Super Intelligence, …

 

Écrire sans recourir à l’IA : une ambition encore possible ?

Lorsque l’on me demande mon activité, je réponds désormais : « Je suis passionné et amoureux de l’écriture, entré en résistance ».

Lorsque je rédige une pige (pour un journal, un site Web, …), je peux me qualifier de journaliste ou de pigiste. Toujours est-il que les travaux de recherche, d’enquête, les déplacements, les interviews, … prennent du temps et coûtent de plus en plus chers. Trouver un angle original, tout en garantissant la qualité et la fiabilité du contenu ne se commande pas et nécessite, là-encore, des efforts chronophages. Il faut ensuite passer à la rédaction en elle-même, en pensant toujours aux lectrices et aux lecteurs. D’une journée à plusieurs semaines, voilà le temps nécessaire à ce type de rédaction. Dans le même temps, certains outils donneront l’apparence d’effectuer le même travail en quelques minutes seulement. Est-il encore possible de rivaliser ?

Quand je me qualifie de biographe personnel, je m’inquiète de certaines offres déjà disponibles sur le Web. Parlez quelques heures à une machine, qui se chargera d’écrire vos mémoires dans le style et avec le ton que vous avez choisi.

Quand j’endosse la casquette d’essayiste (je travaille actuellement sur deux essais, dont la parution ne pourra être envisageable avant le second semestre 2027), je ne peux rivaliser avec ces modèles de langage, qui explorent et analysent des millions de pages.

En participant à des concours de nouvelles ou en rédigeant le synopsis de romans à venir, j’accepte de me confronter aux créations artificielles, pour ne pas dire inhumaines.

Je pourrai continuer des heures durant à détailler ces réalités du quotidien, que notre crétinisme nous empêche de comprendre de manière globale.

Pourtant, je persiste et je signe en garantissant ici une écriture 100 % humaine et donc certifié sans IA. Certains s’offusqueront en pointant la nécessité de prouver de telles affirmations.  Je reste serein sur la question. Les quelques lignes, que vous parcourez ici, ont été, dans un premier temps, tracées sur un de ces carnets, dont je ne me sépare jamais.

Soutenez une alternative à un avenir algorithmique, soutenez un écrivain passionné

Dans ce contexte (généralisation de l’IA), vouloir persister dans cette voie (une écriture humaine) se révèle impossible sans le secours des lectrices et des lecteurs et donc de vous.  

Théoriquement, à ce stade d’un tel dossier, vous devriez trouver des tableaux chiffrés pour mettre en équation cette lente agonie de la créativité. Je m’y refuse. Vous comprenez le dilemme et la problématique. Vous pouvez, à votre tour, vous engager et défendre ces principes rappelés ci-dessus. Comment ?

Pour commencer, restez informés en vous abonnant à ma lettre d’information et en faisant connaître ce site et ma démarche auprès du plus grand nombre. Un clic au passage sur une publicité et / ou un lien d’affiliation ne vous coûtera rien mais participe à ce soutien … :)

Vous pouvez également me confier tout ou partie de vos projets éditoriaux que vous soyez une entreprise (rendez-vous sur cette page) ou un particulier (rendez-vous ici).

Enfin, vous pouvez me soutenir financièrement de manière ponctuelle ou de manière plus régulière. Vous trouverez sur cette page les liens nécessaires à ces soutiens. Chacune et chacun contribue à hauteur de ses moyens.

Enfin, vous pouvez aussi être force de proposition, et imaginer une alternative à ces soutiens présentés rapidement ici. Il vous suffit de m’écrire : eric.varin@ericredaction.fr

 

Merci de votre soutien.

 

Eric

 

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