Un essai sur la connaissance et le savoir, …voilà un livre que je pouvais pas manquer, même si finalement bien des questions restent sans réponse.
Eric Juillet 2015
Démocratie et Société de la connaissance. Innerarity, Daniel. Traduit de l’espagnol par CHAMPEAU, Serge
Grenoble. 2015. Presses Universitaires de Grenoble. Collection « Rien d’Impossible ». 279 p.
Catégorie : Essais : Société
Présentation de l’éditeur :
La connaissance est plus qu’un moyen d’appréhender le réel. Elle est ce qui nous permet de configurer l’espace démocratique et de vivre ensemble. Nos problèmes collectifs les plus importants – comment sortir de la crise économique, par exemple – semblent en effet tenir autant, peut-être même davantage, à l’insuffisance de notre savoir qu’à un manque de volonté politique.
Ce livre développe la thèse selon laquelle la connaissance, dans les multiples dimensions qui sont les siennes aujourd’hui (la compréhension des transformations sociales, les politiques de la science et de l’innovation, l’expertise auprès des responsables politiques, l’évaluation des politiques publiques, etc.) est une sphère où ce qui est en jeu est non seulement la prospérité économique mais, plus fondamentalement encore, la qualité de notre vie démocratique.
Abordant les différents aspects de la connaissance contemporaine, l’ouvrage démontre comment la question de la connaissance est devenue centrale dans la démocratie, depuis son mode de production et de diffusion jusqu’à son utilisation dans l’exercice du pouvoir.
Mon avis et mon ressenti de lecture : (Juillet 2015)
Commençons une fois n’est pas coutume, par remercier les Editions Universitaires de Grenoble et le site de Babelio, qui nous ont permis de découvrir cet ouvrage dans le cadre de leur opération Masse Critique. Il faut dire que le sujet est ardu, et que nous n’aurions certainement pas eu connaissance de cette publication sans cette opération.
Professeur de philosophie politique et chercheur à l’Université du pays Basque, Daniel Innerarity réussit à expliquer simplement ce concept de la connaissance. Il ne s’agit pas de s’interroger longuement sur la définition et la portée de ce Savoir mais bien de souligner la Connaissance sous sa forme la plus moderne. Les nouvelles technologies ont toute leur place pour aider à comprendre cette société de la surcharge de l’intelligence. Car toute la question de l’ouvrage réside bien là, comprendre comment ces connaissances peuvent participer à la modification de notre monde, de nos sociétés modernes. L’économie y a alors toute sa place, et l’ouvrage décortique l’importance (nous ressentons même la primauté de ce savoir sur le pouvoir politique) de cette connaissance dans la gestion des économies nationales pour sortir de la crise.
Economie, mœurs, relations sociales …rien n’est exclu du champ du savoir, et il ressort du livre que la démocratie elle-même se renforcera et réussira à perdurer à travers les multiples crises qui l’attendent, grâce à …la connaissance bien sûr.
L’ouvrage ne ressemble pas à un cours magistral, mais plus à une tentative de réflexion poussée et argumentée. Nous n’adhérons pas à toutes les thèses et analyses, proposées par l’auteur mais nous ne pouvons que nous incliner devant le sérieux et la rigueur des propos. Une importante bibliographie permet de pousser plus loin sa réflexion et de mieux appréhender ce que l’auteur cherche à nous dire.
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