Le mercure grimpe, grimpe….Les autorités publiques, elles, semblent indifférentes aux drames que cela entraîne. L’inacceptable devient tolérable.
Eric. 25/06/2026
Nous souffrons tous de cette chaleur accablante, qui semble sans fin. Les recors de température d’hier seront, sans surprise, battus en fin de journée, avant de céder leur place aux prévisions de demain. Les organismes sont ainsi mis à rude épreuve, et de nombreuses associations, mairies, entreprises lancent des appels à l’aide pour ici « maintenir un lien social avec les personnes fragiles », là « aider à l’hydratation des résidents en EHPAD », … La solidarité compense l’absence totale d’anticipation de la part de nos gouvernants. C’est d’autant plus grave, que cette météo plus que capricieuse s’explique, en grande partie, par … nos propres activités. Difficile de ne pas voir une conséquence incontestable du réchauffement climatique. On pourrait débattre pendant des heures, mais je considère qu’à ce stade seul le résultat (et les actions à mettre en place) compte. On n’entend plus nos gouvernants afficher leur ambition de prendre soin des sans-abris aujourd’hui. Alors même qu’il est attesté par les spécialistes reconnus en la matière, que ceux-ci souffrent davantage encore en période caniculaire qu’en plein hiver.
On continue d'abandonner des personnes particulièrement vulnérables alors que la chaleur peut mettre leur vie en danger.
Yann Manzi (cofondateur et délégué général d'Utopia 56)
La chaleur contribue à l’énervement et à l’irritation de chacune et de chacun. Reconnaissez cependant, que nul besoin d’atteindre 30° C pour s’agacer de l’abandon total de nos décideurs, d’autant plus que d’autres urgences se font sentir.
Le bien-être animal, une variable d’ajustement en période caniculaire ?
Je ne parle pas des animaux de compagnie, qui souffrent eux-aussi de la chaleur excessive. A ce sujet, je ne peux que pointer, le désintéressement total des décideurs quand on voit les appels à l’aide de la SPA pour financer ses actions. Mais qu’en est-il des animaux d’élevage, dont les conditions d’élevage sont déjà scandaleusement « tolérées » par les pouvoirs publics. Les actions de L 214 notamment rendent impossibles le déni. La hausse des températures dégrade un peu plus ces conditions de vie ou plutôt de mort programmée, sans même penser au calvaire que subissent ces animaux au cours de leur transport vers leur dernière destination. Il ne s’agit aucunement de comparer ou de hiérarchiser les urgences, mais bien de souligner que l’une n’efface pas l’autre. N’attend-on pas des réactions globales et la fin des décisions au cas par cas !
Quand la canicule menace la faune sauvage …
La canicule rend les actions des associations de protection de la faune sauvage notamment plus difficiles. L’urgence s’accroit au même rythme que la montée du mercure. Chaque degré supplémentaire met en péril le difficile équilibre des ces actions conduites par des femmes et des hommes bénévoles et dévoués. Dans sa lettre d’information, l’Hirondelle, un de ces acteurs, explique ainsi : « Hier, nous avons reçu 3 444 appels, mais nous n'avons pu répondre "qu'à 1 928... »
Les températures excessives aggravent non seulement la détresse de ces animaux sauvage, mais elles créent également une urgence absolue. Comme toutes les associations, l’Hirondelle cherche en toute logique des financements pour subvenir à ces besoins, dont l’augmentation subite semble proportionnelle à ces vagues de chaleur qui se succèdent.
La clairvoyance, une valeur à jamais disparue ?
J’aurai pu multiplier les exemples de ce genre, et ces derniers ne disparaitront pas avec la baisse du mercure. Il n’existe aucune conclusion à tirer de ces quelques lignes, mais un simple constat : nous sommes devenus incapables de nous projeter, d’anticiper et d’imaginer le monde de demain. Je ne doute aucunement, que les énarques pourront multiplier les arguments pour édulcorer telle ou telle situation. Mais la réalité est là, implacable.
Le plus dramatique dans ce triste état des lieux ne réside pas dans l’absence totale de moyens et de prises de décision. Il devient condamnable, quand rien n’est fait (de manière sérieuse) pour endiguer ces phénomènes. A part des débats inutiles sur l’utilisation ou non de climatiseurs, je n’entends aucune proposition concrète sur les actions à conduire pour non pas éliminer mais au moins infléchir ce réchauffement climatique.
Et vous, quelles sont les causes qui vous apparaissent les plus urgentes ? Partagez-vous ce constat d’un délitement généralisé ?
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