Tout concourt aujourd’hui à rendre toute prise de parole publique comme vouée à l’indifférence. Même la Vox populi ne se fait plus entendre.
Eric. 08/07/2026
N’ai-je pas assez dénoncé une société à bout de souffle, qui ne sait écouter ses concitoyennes et concitoyens ? Aujourd’hui, quand un résultat déplait ou ne participe pas à la concrétisation d’ambitions obscures, on parvient même à le faire disparaître. Un carton rouge, contrariant un vieillard blondinet, n’a même plus le temps de faire l’objet d’un récit, puisqu’il disparaît à peine sorti de la poche de l’arbitre.
Quand les influents deviennent les boulets de la société !
Cette histoire peut prêter à sourire tant elle nous apparaît incroyable – au sens littéral du terme -. En revanche, elle résulte de la décision de l’homme censé être un des plus puissants du monde, et cela peut effrayer. Ce type de comportement pourrait se révéler bien plus dramatique encore dans d’autres domaines. Il pourrait très bien décider, qu’un champ de ruines est appelé à devenir un nouvel Eldorado … :)
Qu’on approuve ou non les convictions de ces hommes et femmes, que l’on regroupe par erreur sous le qualificatif d’»Influents », ne sont-ils pas censés représenter une certaine forme de raison, de constance ? Celle, qui ô grand jamais ne mènera campagne en cas de condamnation, se précipite sur les plateaux télé pour annoncer officiellement le contraire. Inutile d’appuyer d’un côté ou de l’autre, car pas un ne relève le niveau. Le tribun de pacotille harangue les foules non pas pour servir sa cause (et encore moins LA cause) mais uniquement pour diviser, stigmatiser et créer la confusion. Cette dernière lui permettra de grapiller quelques points dans les sondages.
La providence : peut-on encore y croire ?
Qu’un millionnaire (en euros) rabâche à longueur de journée qu’il est scandaleux que le travail rapporte moins que le capital (sic !), que le président de la première puissance mondiale ait connu la plus spectaculaire augmentation de sa fortune depuis le début de son mandat, qu’un ancien Ministre de l’Education Nationale vienne nous faire la leçon sur la canicule, … décidément, nous sommes loin d’un grand Homme ou d’une grande Femme d’Etat dont la seule ambition serait de servir et non pas de se servir.
Est-ce à dire que tout est joué ? La Vox populi ne peut-elle pas influer sur le cours des choses ? Il va falloir qu’elle gagne en puissance et en fermeté. Devra-t-elle également gagner en violence ? C’est la question, qui peut effrayer. Mais plus la situation se dégrade (sur tous les plans) et plus la violence et la force semblent s’imposer pour devenir des leviers de sortie de crise. Triste et pourtant, ce n’est pas faute de le dénoncer !
Et vous considérez-vous que le délitement de nos « élites » constitue un risque majeur pouvant nous conduire à une révolution violente ?
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