L’engagement associatif, un miroir de nos valeurs

Publié le 4 juillet 2026 à 19:09

S’engager pour une cause. Pourquoi est-ce si différent qu’un simple donc ou tout autre type de soutien « lointain ». J’essaie d’y répondre à travers une expérience personnelle.

Eric. 04/07/2026

L’engagement associatif, voilà bien un sujet qui m’interroge sur de multiples aspects. Il n’est pas dans mon intention – aujourd’hui en tout cas – d’interroger les manques, auxquels il répond. S’engager pour venir en aide aux plus démunis suppose, en effet, que l’État ne répond plus à certaines de ses missions premières. Chaque engagement constitue alors une réponse à une carence le plus souvent imputable aux autorités publiques. J’ai déjà dénoncé la faillite d’un système à bout de souffle.

S’engager pour une cause, une question de valeurs et de principes ?

Vendredi 3 juillet 2026, j’ai accepté, en toute connaissance de cause, de consacrer une journée entière à l’Hirondelle, une structure engagée pour protéger la faune sauvage, une cause qui me touche tout particulièrement.Une sensibilisation d’autant plus lorsque les oiseaux et autres animaux sauvages pâtissent de nos actions. Ai-je besoin de rappeler que le réchauffement climatique résulte de l’activité humaine ?

Nous avons, chacune et chacun, nos propres échelles de valeur, des principes auxquels nous nous attachons de ne pas déroger. Ceci explique la diversité insoupçonnée des associations et de leurs objectifs.

S’engager consiste à ne pas se contenter d’un soutien (lointain), mais répond bien à une aspiration d’un autre ordre : être utile.

L’engagement associatif, payer de sa personne plutôt que de ses deniers !

Nous – et je m’inclue naturellement dans ce nous collectif – sommes incités à adhérer à une cause, à faire un don aussi minime soit-il à une association. En quelques clics (et pas plus de secondes), nous nous donnons bonne conscience. On ne pourra plus nous reprocher notre inaction, puisque « j’ai donné XX euros à telle ou telle cause ». Mais croire et vouloir défendre une cause ne peut pas se réduire à ces élans, aussi virtuels qu’immédiats, de générosité.

Dans chaque colis, des martinets en souffrance ... 

S’engager pour être utile, bien au-delà de toutes formes d’action politique !

J’ai déjà donné, financièrement parlant, à l’Hirondelle. Seulement, lorsqu’ils ont lancé un appel à l’aide, j’ai éprouvé le besoin de contribuer plus activement à la cause défendue. L’engagement était décidé. Sous quelle forme ? Comment ?

Vendredi 3 juillet, j’ai donc transporté des animaux sauvages (quasi-exclusivement des oiseaux) vers le centre de soins, où ils pourraient être pris en charge. Cela m’a permis de prendre réellement conscience des besoins (criants) de l’association, de comprendre en détail le process de protection de ces volatiles et plus généralement de la faune sauvage et ainsi d’être utile. Chacun des martinets, transporté dans mon véhicule, a ainsi la chance d’être sauvé d’une mort par étouffement, par chaleur, …

Ce fut également l’occasion de nouvelles rencontres, toujours aussi enrichissantes. Ces partages ne constituent-ils pas un véritable cadeau de l’engagement à l’heure du tout numérique ?

Une destination dans un lieu préservé ... 

S’engager, un choix de vie plutôt qu’une décision isolée ?

Cet investissement représente un véritable investissement tant en temps (une dizaine d’heures pour avoir transporté ces animaux sauvages alors que les routes étaient surchargées de véhicule en partance pour les lieux de villégiature), qu’en matériel (usure de mon véhicule, …) mais aussi financier (essence, péage, …). Se sentir utile en participant à une cause, à laquelle on croit, n’a pas de prix. Garder à l’esprit les raisons ayant conduit à un tel engagement permet de renforcer cette conviction de l’utilité.

J’écris ce billet à chaud, quelques heures seulement après avoir passé une journée à transporter ces animaux en détresse. Mais la problématique de l’engagement me questionne depuis bien plus longtemps. Il peut prendre de multiples formes et s’adapter aux possibilités de chacune et de chacun.

Je considère, qu’il s’agit de la principale manière de contribuer à faire changer les choses de manière concrète et visible. Cela évite également le repli sur soi et l’étroitesse d’esprit, les deux étant intimement liés. Cela nécessite également de penser à la cause avant de penser à soi. Cela conduit à accepter les sacrifices, mais après-tout n’est-ce pas pour la bonne cause ?

Véritable philosophie de vie, cet engagement associatif ne me pose finalement qu’un seul problème, bien qu’il soit de taille : Quelles causes privilégier ? Elles sont tellement nombreuses, et les besoins tellement immenses.

 

Et vous, comment considérez-vous cet engagement ? Quelles sont les causes qui vous tiennent le plus à cœur ? De quelle manière vous engagez-vous au quotidien ?

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