Rencontre avec un homme, qui a illuminé une de mes journées. Non pas pour ce qu’il a fait mais tout simplement pour qui il est. Et cela fait un bien fou.
Eric. 25/08/26
Il suffit parfois de pas grand-chose pour égayer, illuminer une journée, d’autant plus lorsque cette dernière s’annonce difficile et ardue. Je vous raconte ma journée de ce jour (25/08/2026), qui s’annonçait chargée puisque consacrée à l’inscription de ma princesse à l’université.
Une rencontre improbable, une tranche de vie éclairante
Tout commença donc lorsque nous poussions la porte d’un café à Lyon, un établissement qui ne payait pas de mine, mais qui avait l’avantage d’être sur notre route. Avec un grand sourire (en soi, ce fut déjà une belle expérience au regard de ce qui nous attend dans bon nombre d’établissement), le cafetier s’enquit rapidement de notre commande et nous servit tout aussi promptement.
Commençant la discussion je fus stupéfait d’apprendre qu’il était âgé de 86 ans. Physiquement, il cachait bien les douleurs chroniques, qui doivent l’accompagner à longueur de journée. Alerte et en pleine forme, il nous raconta quelques épisodes de sa vie, passée derrière le comptoir. 60 ans dans ce même établissement et 5 ans dans un autre. Ce n’est pas avec lui, que vous pourrez disserter, des heures durant, sur la réforme des retraites, dont il n’a cure. Je ne connais pas sa vie, mais c’est avec conviction, qu’il nous expliquait qu’il travaillait encore pour le plaisir mais aussi pour rester en forme (« le travail c’est la santé »). Peu importe nos jugements actuels, ses yeux brillaient lorsqu’il relata son histoire, passé à servir et à contempler les clients qui passent.
La nostalgie d’une autre vie, d’une autre époque …
Si le personnage m’est sympathique, inutile de vous donner son adresse. A quoi bon lui ajouter du travail, alors qu’il ne demande qu’à profiter de cette vie, qu’il a choisie. Les regrets, il nous les a précisés et nous avons parfaitement compris. Il regrettait cette époque, où dès l’ouverture à 6h00 du matin, de nombreux clients attendaient déjà de pied ferme. Un petit noir avant d’aller travailler, un verre de blanc pour se donner du courage, un passage au café pour lire les dernières nouvelles (c’était aussi la grande époque de la presse écrite), un galopin pour pouvoir discuter et échanger, … les raisons ne manquaient pas et les cafés étaient remplis du matin au soir.
C’est avec nostalgie, qu’il nous évoque la situation d’aujourd’hui. En ouvrant désormais à 8h00, il peut rester plus d’une heure sans voir un client. A l’heure, où nous y avons été avec ma fille, un seul client a franchi la porte de l’établissement en 40 minutes. Le rythme n’est plus le même, mais le regret de ce personnage haut en couleur n’est pas là. Il déplore que nous ne prenions plus le temps de discuter, de nous arrêter ou tout simplement de lever le nez du Smartphone. C’est tout sauf une philosophie de comptoir.
Une leçon à en tirer ou un enseignement à diffuser ?
Vous imaginez bien, qu’une simple discussion n’a pas permis de tout approfondir et d’aller au bout des choses. Mais l’essentiel est là. Prendre le temps et profitez de ces petits bonheurs, qui nous sont offerts au détour d’une rencontre. Acceptez et même invitez l’inattendu dans nos quotidiens.
A une époque, où podcasts et autres coachings se consacrent au bien-être et à la vie quotidienne, la leçon peut apparaitre trop simple, et pourtant …
Et vous, quelle est la dernière rencontre improbable que vous avez faite ?
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