La louve, le GPS et le mensonge : il était une fois …

Publié le 23 juillet 2026 à 11:13

Le grand méchant loup est encore sorti du bois. Voilà donc que ce canidé sauvage fait reparler de lui alors que l’abattage de la louve Pomme a été confirmée.

Eric. 23/07/2026

Le loup reste un animal méconnu, défendu avec ardeur (et parfois trop de passion) par certains et appelé à l’extermination par d’autres. J’ai, aussi longtemps que je m’en souvienne, toujours été fasciné par cet ancêtre du chien, tant par les connaissances s’y rattachant (la meute et la vie sociale de ce canidé sauvage forcent l’admiration) que par les légendes et autres superstitions qui y sont attachées.

Le loup, un animal sauvage à protéger ?

Réapparaissant dans nos territoires, le loup est une victime de l’activité humaine. Parfois, ces blessures et traumatismes résultent d’actes involontaires. Ainsi en est-il de cette louve Pomme, qui évoluait sur les terres de Seine-Maritime.  Elle s’est retrouvée piégée dans une cage à renard.

Si le renard figure bien parmi ces animaux sauvages que l’Etat entend éradiquer – un scandale déjà dénoncé ici -, le loup, lui, reste en théorie un animal à protéger. Aussi, les services officiels se sont assurés de la « bonne santé » de l’animal avant de le relâcher … dans les Alpes. Incompréhension totale, qui suscita bien des réactions tant des défenseurs de la cause animale que des agriculteurs.

Le loup, une menace pour notre société ?

Les éleveurs savoyards avaient alors fait part de leur mécontentement, soulignant que le loup en général représentait une menace pour leur troupeau. Toujours est-il, que cette louve pomme avait bénéficié, lors de sa capture accidentelle, de la pose d’un collier GPS permettant de la suivre à la trace.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, elle était abattue par un « tir légal de défense » autorisé par un lieutenant de louveterie. « Tir légal de défense », « lieutenant de louveterie », … autant d’expression attestant du peu de cas que l’on fait de la faune sauvage. Cet abattage était légal dans la mesure où officiellement la louve s’en était prise à des troupeaux. Je souris au passage à la lecture de cette expression. Le loup s’en est pris à un troupeau alors on l’abat. La logique est simple, mais pourquoi appeler cela comme étant un tir de défense.

 Seulement voilà, les associations de défense de la cause animale ont vérifié les données du collier GPS de la louve. Et celles-ci interdisent formellement de penser que l’animal aurait pu s’attaquer à ces troupeaux.

Je ne suis pas un expert en la matière, mais finalement, une louve a été tuée parce qu’un de ses congénères aurait attaqué un troupeau. Encore un exemple de l’absurdité de notre époque.

Je profite au passage de l’occasion de vous rappeler, que vous avez jusqu’au 31 juillet pour donner votre avis défavorable à la proposition de loi concernant les ESOD :  pour comprendre de quoi il en retourne, je vous invite à lire ce dossier. Pour formuler votre désaccord, rendez-vous sur la plateforme officielle.

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